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L'AUDITION

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  • Les prothèses auditives
  • Aides à la communication
  • Lecture labiale
  • Implants cochléaires

Les aides auditives ou prothèses auditives sont un système universel d’aide à l’audition applicables à toutes les surdités avec une efficacité reconnue mais variable en fonction du type de surdité, de la personne appareillée et des conditions acoustiques ambiantes.

Les aides auditives ne traitent pas l’oreille mais le son. Elles peuvent être prescrites dans tous les cas, et seules des pathologies de l’oreille externe peuvent en limiter le port. Elles n’ont aucun effet thérapeutique mais constituent une aide qui permet d'améliorer la communication.

Les aides auditives agissent par amplification du son, mais celle-ci est plus complexe que dans un amplificateur courant. Elle dépend, de la fréquence et du niveau du son, de l’ambiance sonore, de la position de la source. Elle varie aussi selon que le son soit du bruit ou de la parole.

Depuis quelques années les aides auditives bénéficient du traitement numérique du son. Les prothèses numériques sont plus fiables, plus facilement adaptables et surtout plus confortables que les appareils anciens. Elles permettent une bonne perception de l’environnement sonore et une amélioration de la compréhension de la parole ; mais l’utilisation en milieu bruyant pose encore des problèmes.

Il existe deux formes d'appareils, les contours d'oreille et les intraauriculaires dont les performances sont à peu près équivalentes avec cependant une plus grande facilité d'usage pour les contours.


Les contours sont portés sur le pavillon et reliés au conduit auditif par un tube terminé par un « embout » qui obture ce dernier ; l’embout assure le maintien du tube et l'étanchéité nécessaire pour éviter les sifflements produits par l'effet Larsen. Depuis peu, sont apparus des appareils à embout ouvert, dont le port est plus confortable.
Les intraauriculaires sont enfoncés dans le conduit auditif, et invisibles de l’extérieur. Pour diverses raisons, ces appareils ne peuvent pas être utilisés par tous.

L’appareillage binaural et stéréophonique est obligatoire pour les enfants et recommandé aux adultes dont la surdité est symétrique. Au fur et à mesure qu’augmente la dissymétrie les bienfaits de l’appareillage binaural s’estompent. Pour les personnes âgées le choix de la stéréophonie dépend aussi de l’habileté manuelle du patient qui doit être suffisante pour gérer deux appareils ; les ressources financières sont également à considérer.


Pour plus d'informations : http://www.medisite.fr

Face à des situations particulières la personne sourde dispose d’autres dispositifs pour améliorer la communication. Certaines viennent en complément de l'aide auditive, d’autres la remplace, en conservant la stimulation du système auditif ; on citera le micro externe efficace en milieu bruyant, la transmission du son par induction magnétique pour téléphoner ou s’isoler du bruit ambiant, la liaison par rayonnement infrarouge ou ondes radio d'un récepteur TV à un casque d'écoute
Enfin d'autres procédés substituent au son une stimulation extra-auditive et utilisent la vue ou la sensibilité générale.

Pour plus d'informations : http://www.medisite.fr

La lecture labiale est un moyen naturel d’assistance extra-auditive. Elle consiste à interpréter les mouvements des lèvres et les expressions du visage qui accompagnent la parole. Ce n'est pas à proprement parler une aide technique car elle ne demande aucun matériel ou installation, mais simplement un apprentissage. Les malentendants l'utilisent peu à peu spontanément lorsque leur surdité est progressive.

Si vous voulez faciliter la communication des malentendants et être compris :

• n'engagez pas la conversation en dehors de la vue du malentendant, et attirez son attention par un geste avant de vous exprimer,

• parlez en face sans tourner la tête

• placez vous de telle sorte que votre visage soit éclairé

• diminuez votre débit de parole, parlez assez fort mais ne criez pas

articulez sans pour cela exagérer le mouvement de vos lèvres et de votre visage

• parlez comme les méridionaux, « avec les mains ».

L'IMPLANT COCHLEAIRE

Le système d’implant est destiné à des patients, adultes et enfants, atteints de surdité de perception sévère à totale bilatérale ayant des résultats insuffisants dans la compréhension de la parole avec des prothèses auditives

L’implant cochléaire remplace pour sa part la cochlée déficiente. Il a pour principe la stimulation du nerf auditif en fonction des sons captés par un microphone. Il est composé essentiellement d’une partie externe appelée ‘processeur de son’ et d’une partie interne appelée 'implant'.

L’IMPLANTATION

Une série de tests et de bilans (médicaux, audiologiques, psychologiques, orthophoniques, etc.) est menée avant l’intervention afin d’évaluer si un système d’implant cochléaire peut être nécessaire et prescrit. Dans le cas où une implantation se révèle nécessaire, une intervention est programmée par le centre d’implantation en accord avec le patient.

    • L’intervention est aujourd’hui une opération de routine et dont les risques sont minimes. Sous anesthésie générale, elle ne dure généralement pas plus de 2 ou 3h. L’hospitalisation cependant dure quelques jours et une phase de récupération (environ un mois) est nécessaire avant de recevoir le système au complet. Pendant cette période, il n’est pas encore possible d’entendre.
    • La partie implantée se compose d’un aimant et d’un transmetteur, et d’un porte électrode introduit dans la cochlée.



    Un suivi post-opératoire.
    Il est fortement recommandé aux patients implantés de suivre avec assiduité un programme de rééducation orthophonique et d’assister à toutes les séances de réglages afin de profiter au maximum des performances d’un implant cochléaire. Sa durée varie en fonction de plusieurs critères : type et durée de la surdité, âge du patient, motivation, etc.






    LA PRISE EN CHARGE

    En France, depuis l’arrêté du 6 mars 2009, certains types d’implants auditifs dont l’implant cochléaire sont ajoutés à la Liste des Produits et Prestations Remboursables (LPPR) par le Régime de la Sécurité Sociale. L’arrêté fixe les indications d’implantation, les conditions générales de prescription, les tarifs et les prix limite de vente (16000€ pour la partie interne et 6000€ pour la partie externe), les forfaits d’entretiens et de réparations des processeurs, des piles ou batteries, ainsi que la durée de garantie (5 ans pour le processeur de son et 10 ans pour l’implant). Ces tarifs de prise en charge sont identiques pour tous les fabricants d’implants cochléaires.

    Les séances de suivi post-opératoire (réglages du processeur, séances d’orthophonie) sont prises en charge soit par l’hôpital, soit par la Sécurité Sociale.
    Pour une première hospitalisation décidée selon les critères définis par la LPPR, les frais d’hospitalisation sont pris en charge par la Sécurité Sociale.


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Autre solution auditive : Les implants en conduction osseuse
www.infobaha.fr/, site d'information neutre et objectif, crée bénévolement par une jeune femme implantée en BAHA.