Des sons gênants se trouvent dans notre environnement habituel, et constituent en France la première cause de nuisances. Ils sont le plus souvent dus à l’activité humaine ; le déclenchement répétitif d'un climatiseur, la perception de la radio du voisin, une circulation routière intense…, et provoquent désagrément et gêne. Ces sons ont des niveaux peu élevés, et n’ont aucune action nocive sur l'audition. mais la gêne due au bruit peut être à l'origine de troubles d’ordre psychologiques : anxiété, irritabilité, dépression...

La prise en compte des nuisances sonores présente deux aspects.

Quelquefois la gêne est collective, car les sons ont un niveau relativement élevé, de l'ordre de 50 à 70 dBA, et ces nuisances touchent un nombre important de personnes ; c'est le cas de la circulation routière ou de l'environnement des aéroports. Les pouvoirs publics s'en préoccupent et essaient de les atténuer en réglementant les émissions sonores, l’urbanisation, la construction...

Dans d’autre cas la gêne est individuelle. Le bruit est perçu par quelques personnes quelquefois une seule. Ces sons faibles sont qualifiés de « bruits de voisinage ».

Pour résoudre ces cas individuels, la réglementation définit des critères de gêne ; c’est ainsi que le bruit perturbateur ne doit pas dépasser le niveau de bruit habituel de plus de 3 décibels pendant la nuit et de plus de 5 décibels pendant la journée. Lorsque ces critères sont dépassés, il y a obligation pour l’auteur du bruit a en réduire le niveau ; dans le cas contraire on estime que le bruit peut être toléré.