LE BRUIT

93. Comment mesure-t-on le bruit ? Qu'est-ce que le décibel ?
Le décibel (dB) est l'unité de mesure des niveaux sonores. Il est utilisé dans de nombreux domaines de l’acoustique et pour évaluer la surdité par exemple. La parole se situe aux alentours de 65 dB.

94. Le bruit peut-il avoir des répercussions sur la santé ?
Lorsque son niveau est supérieur à 80 dB, le bruit détruit les cellules sensorielles de l’audition, ce qui conduit à la surdité et/ou à la perception d’acouphènes. Cependant, des bruits plus faibles et non nocifs pour l’oreille peuvent être gênants et conduire à des désordres d’ordre psychologique : troubles du sommeil, irritabilité, nervosité excessive, accélération de la tension artérielle, troubles de la digestion, dérèglement du système cardiovasculaire, etc.

95. Trop de bruit peut-il affecter l'audition, cela peut-il aller jusqu'à rendre sourd ?
Les effets du bruit dépendent à la fois du niveau sonore et de la durée d'exposition. Entre 80 et 110 dB, les risques de surdité s’accentuent avec la durée d’exposition. Au-delà de 110 dB, l’altération de l’audition peut être immédiate et provoquer une surdité traumatique. Une exposition de quelques heures à un niveau élevé, dans quelque cadre que ce soit, travail ou plaisir (concert, discothèque,...), ou une déflagration, peuvent avoir des effets auditifs graves. Ces effets (audition devenue " cotonneuse ", acouphènes) peuvent sembler temporaires, l’audition redevenant normale dans les heures qui suivent. Il arrive cependant que ces effets se révèlent persistants. Quoi qu’il en soit, l’oreille ayant été fragilisée, son vieillissement a été accéléré.

96. Existe-t-il une législation pour limiter le bruit dans les lieux bruyants ?
Depuis 1985, il est recommandé de chercher à diminuer le volume sonore sur les lieux de travail, et si cela n’est pas possible de porter des protecteurs auditifs individuels. Depuis décembre 1998, les discothèques et les salles de concert doivent limiter le niveau sonore moyen de leur salle à 105 dB (www.bruit.fr).

97. Une personne travaillant dans un milieu bruyant bénéficie-t-elle de compensations (pauses plus fréquentes, jours de repos supplémentaires...) ?
Non, mais elle est suivie sur le plan auditif dans le cadre de la médecine du travail. La durée du travail en milieu bruyant est plafonnée. Les salariés doivent disposer de protections auditives individuelles adaptées. Les atteintes auditives provoquées par des bruits lésionnels entrent dans le cadre des maladies professionnelles reconnues.

98. Comment rendre un appartement moins perméable au bruit ?
Il existe des matériaux destinés à assurer l'insonorisation d'un lieu d'habitation. Il faut savoir que l'opération peut s'avérer coûteuse, voire prohibitive dans le cas d'ancienne construction. Pour mettre en place une insonorisation réellement efficace, mieux vaut faire réaliser les travaux par des sociétés spécialisées. Pour en savoir plus s’adresser à l'ADEME.

99. Y a-t-il des métiers reconnus à risque pour l'audition ? Quels sont-ils ?
Les métiers susceptibles de provoquer une baisse de l’audition reconnue maladie professionnelle sont répertoriés en une liste limitative de professions répertoriées au Tableau 42 des maladies professionnelles (Régime général) et au Tableau 46 (Régime agricole).On y trouve par exemple les professions de la chaudronnerie, du forgeage ou de la tôlerie, également ceux du BTP, des scieries, des verreries ou des industries de tissage et d’autres encore. Les personnes travaillant au contact des porcs ou de leur viande peuvent être atteintes par une infection à Streptococcus puis une surdité de perception, des acouphènes et des troubles de l’équilibre. Ces travaux sont répertoriés au tableau 92 des maladies professionnelles du Régime Général (tableau 55 du Régime Agricole).

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